Lavillenie: "L'objectif final est Paris 2024" – Sport.fr

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Renaud Lavillenie a retrouvé son objectif et son avenir au saut à la perche. Il a l'intention de faire de grandes choses aux Jeux olympiques de Paris 2024.

Faire votre retour à Tignes, en altitude, est devenu une habitude. Pourquoi ?

"C’est un décor et un décor qui ne sont pas synchronisés avec ce que vous étiez habitué, et c’est une compétition et un moment intéressants. Changez d’air, cela ne fait pas de mal, car après, dès que nous attaquons la saison, nous sommes sur le bloc et nous pouvons en profiter moins. Et comme cela a plutôt bien fonctionné l’année dernière, nous essayons de faire la même chose à nouveau. "

Qu'attendez-vous de ce retour en termes de performance?

"Ma forme est assez bonne. J'ai travaillé dur. J'ai pu adapter ma préparation à ce dont j'avais besoin. D'habitude, j'avais tendance à être le plus tôt possible lors de sessions intenses. Là, j'ai pris le temps. Le but n'est pas d'être Fort à Tignes, mais être champion d'Europe en salle début mars, le but à Tignes sera le même que l'année dernière, alors que j'étais à 5,81m. Vu ce que j'ai pu faire lors des dernières séances, j'en ai les moyens. disons qu’au moins 5,70 m ce serait une bonne chose, mais je serai satisfait à 5,80 m. "

Quels seront vos objectifs cette saison?

"Les objectifs seront les Championnats d'Europe en salle et les Championnats du monde, deux grandes compétitions où je remporterai des médailles. Qu'il s'agisse d'or, d'argent ou de bronze, nous n'avons aucune certitude, mais je sais que c'est difficile ou en pleine possession de mes signifie, je peux donner le maximum pour ramener quelque chose. "

Le titre mondial est le seul qui manque à votre liste. Est-ce une obsession?

"Pour vous oui, mais pas pour moi. J'ai toujours réussi à obtenir un minimum de performances aux Mondiaux pour ramener une médaille. Si je gagne cette année, ce sera royal, mais si je fais la 2ème ou la 3ème ou autre chose , ce sera comme ça, c’est le sport. "

Une nouvelle génération émerge avec le Suédois Armand Duplantis, champion d'Europe à 19 ans, et son dauphin Russian Timur Morgunov (22 ans). Est-ce une nouvelle source de motivation?

"Nous n'avons aucune certitude de savoir s'ils seront bons avec le temps et s'ils sauteront haut. Nous l'espérons, car ils sont jeunes, mais je vois depuis 10 ans des baby-boomers arrivés et qui, l'année suivante, avaient presque disparu. La discipline Cela a rarement été aussi dense, mais cela ne change pas grand chose pour moi. Ce n’est pas une nouvelle source de motivation, je n’ai pas besoin de compétition pour la motivation. "

Jusqu'où peut aller Duplantis?

"Je ne sais pas. Si je devais parier sur un gars pour me détrôner, ce serait sûrement lui, mais je ne peux pas attendre de voir comment il va se comporter en 2019. Pour obtenir 6,16 m, ça ne se fera pas en claquant des doigts. Vous devez avoir une certaine régularité. Mais c’est quelqu'un qui peut menacer le disque. "

Et vous, qu'est-ce qui vous fait courir encore à 32 ans?

"Le plaisir de sauter en compétition, le désir de continuer à gagner des médailles et de faire ce que j'aime."

Cela peut vous amener à où?

"Très loin. Le but dans un coin de la tête est d'être présent dans le stade à Paris en 2024. Mon objectif sera d'être compétitif jusqu'en 2021 puis d'être dans la compétition à Paris. Parce que d'avoir des matchs à domicile, Quel que soit votre niveau, il est inestimable. Ensuite, si je suis dans cette phase, je ne dis pas que je serai difficile à battre, mais que j’aurai les moyens de rivaliser. parce que cela ne prend qu'un saut. Si je suis dans la finale en 2024, tout peut arriver au pôle. Je sais comment je suis capable de me dépasser avec une telle émulation. "

Les 6 m sont aussi dans un coin de votre tête?

"Ils me manquaient l’année dernière à Birmingham au World Indoor, puis au Texas Relays en avril. Si je réussis à tout remettre en place, j’espère passer cet hiver. Mais je ne suis pas obsédé par la performance. Je préfère fais une saison où je vais sauter 8 fois 5,80 m et non à 6 m plutôt que de faire une fois 6 m et le reste du temps 5,50 m. "

Propos recueillis par Keyvan NARAGHI